23 09 10

www.thewildernessdowntown.com


Pour ceux qui ne le savent pas, Arcade Fire, c’est bien. Très bien même. Et en plus, quand ils collaborent avec Google pour montrer ce que l’on peut faire avec du HTML5 et des canvas, ça rend la chose encore plus intéressante.

Un film interactif  sans  Flash…. Jobs en a rêvé… Google l’a fait.

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23 09 10

Done

Un post inutile pour ceux qui suivent avec un lecteur de flux. La nouvelle version est donc terminée. Pas de fioritures, on navigue à l’ancienne ou avec la recherche, et on est content. Et si on l’est pas, c’est pareil.

En espérant que ça vous plaira quand même…

Maintenant, faut que je me remette à écrire !

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31 12 09

Work in progress

ça change hein ? Bon, c’est loin d’être fini, mais c’est en cours.

Si vous remarquez des bugs ou autres, n’hésitez pas à me taper sur les doigts…

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03 12 09

Stupid quotes

BookMine est un bookstore spécialisé dans les livres rares et anciens depuis 1984. Si maintenant l’activité se déroule uniquement en ligne, c’était jusqu’en 1999 une boutique de Sacramento (California) recevant la visite de passionnés… et d’autres. Sur son site, le propriétaire nous dévoile quelques conversations mémorables… et peu flatteuses. Un pur régal.

« (au téléphone)

- Vous achetez des livres ?

- Oui. Qu’est-ce que vous avez ?

- Des livres de lecture.

- Des livres de lecture ?

- Oui. Des livres que vous lisez.

- Ok. Mais je ne suis pas sur de voir ce que vous avez.

- Je viens de vous le dire, des livres de lecture ! Vous me les achetez ?

- Non, merci d’avoir appelé. »

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26 11 09

La conquête de l’ubiquité

Paul Valéry, plus actuel que jamais en 1928 :

La conquête de l’ubiquité

Nos Beaux-Arts ont été institués, et leurs types comme leur usage fixés, dans un temps bien distinct du nôtre, par des hommes dont le pouvoir d’action sur les choses était insignifiant auprès de celui que nous possédons. Mais l’étonnant accroissement de nos moyens, la souplesse et la précision qu’ils atteignent, les idées et les habitudes qu’ils introduisent nous assurent de changements prochains et très profonds dans l’antique industrie du Beau. Il y a dans tous les arts une partie physique qui ne peut plus être regardée ni traitée comme naguère, qui ne peut pas être soustraite aux entreprises de la connaissance et de la puissance modernes. Ni la matière, ni l’espace, ni le temps ne sont depuis vingt ans ce qu’ils étaient depuis toujours. Il faut s’attendre que de si grandes nouveautés transforment toute la technique des arts, agissent par là sur l’invention elle-même, aillent peut-être jusqu’à modifier merveilleusement la notion même de l’art.
Sans doute ce ne seront d’abord que la reproduction et la transmission des œuvres qui se verront affectées. On saura transporter ou reconstituer en tout lieu le système de sensations, ou plus exactement, le système d’excitations, que dispense en un lieu quelconque un objet ou un événement quelconque. Les œuvres acquerront une sorte d’ubiquité. Leur présence immédiate ou leur restitution à toute époque obéiront à notre appel. Elles ne seront plus seulement dans elles-mêmes, mais toutes où quelqu’un sera, et quelque appareil. Elles ne seront plus que des sortes de sources ou des origines, et leurs bienfaits se trouveront ou se retrouveront entiers où l’on voudra. Comme l’eau, comme le gaz, comme le courant électrique viennent de loin dans nos demeures répondre à nos besoins moyennant un effort quasi nul, ainsi serons-nous alimentés d’images visuelles ou auditives, naissant et s’évanouissant au moindre geste, presque à un signe. Comme nous sommes accoutumés, si ce n’est asservis, à recevoir chez nous l’énergie sous diverses espèces, ainsi trouverons-nous fort simple d’y obtenir ou d’y recevoir ces variations ou oscillations très rapides dont les organes de nos sens qui les cueillent et qui les intègrent font tout ce que nous savons. Je ne sais si jamais philosophe a rêvé d’une société pour la distribution de Réalité Sensible à domicile.
La Musique, entre tous les arts, est le plus près d’être transposé dans le mode moderne. Sa nature et la place qu’elle tient dans le monde la désignent pour être modifiée la première dans ses formules de distribution, de reproduction et même de production. Elle est de tous les arts le plus demandé, le plus mêlé à l’existence sociale, le plus proche de la vie dont elle anime, accompagne ou imite le fonctionnement organique. Qu’il s’agisse de la marche ou de la parole, de l’attente ou de l’action, du régime ou des surprises de notre durée, elle sait en ravir, en combiner, en transfigurer les allures et les valeurs sensibles. Elle nous tisse un temps de fausse vie en effleurant les touches de la vraie. On s’accoutume à elle, on s’y adonne aussi délicieusement qu’aux substances justes, puissantes et subtiles que vantait Thomas de Quincey. Comme elle s’en prend directement à la mécanique affective dont elle joue et qu’elle manœuvre à son gré, elle est universelle par essence ; elle charme, elle fait danser sur toute la terre. Telle que la science, elle devient besoin et denrée internationaux. Cette circonstance, jointe aux récents progrès dans les moyens de transmission, suggérait deux problèmes techniques :
I. – Faire entendre en tout point du globe, dans l’instant même, une œuvre musicale exécutée n’importe où.
II. – En tout point du globe, et à tout moment, restituer à volonté une œuvre musicale.
Ces problèmes sont résolus. Les solutions se font chaque jour plus parfaites. Nous sommes encore assez loin d’avoir apprivoisé à ce point les phénomènes visibles. La couleur et le relief sont encore assez rebelles. Un soleil qui se couche sur le Pacifique, un Titien qui est à Madrid ne viennent pas encore se peindre sur le mur de notre chambre aussi fortement et trompeusement que nous y recevons une symphonie.

Cela se fera. Peut-être fera-t-on mieux encore, et saura-t-on nous faire voir quelque chose de ce qui est au fond de la mer. Mais quant à l’univers de l’ouïe, les sons, les bruits, les voix, les timbres nous appartiennent désormais. Nous les évoquons quand et où il nous plaît. Naguère, nous ne pouvions jouir de la musique à notre heure même, et selon notre humeur. Notre jouissance devait s’accommoder d’une occasion, d’un lieu, d’une date et d’un programme. Que de coïncidences fallait-il ! C’en est fait à présent d’une servitude si contraire au plaisir, et par là si contraire à la plus exquise intelligence des œuvres. Pouvoir choisir le moment d’une jouissance, la pouvoir goûter quand elle est non seulement désirable par l’esprit, mais exigée et comme déjà ébauchée par l’âme et par l’être, c’est offrir les plus grandes chances aux intentions du compositeur, car c’est permettre à ses créatures de revivre dans un milieu vivant assez peu différent de celui de leur création. Le travail de l’artiste musicien, auteur ou virtuose, trouve dans la musique enregistrée la condition essentielle du rendement esthétique le plus haut.
Il me souvient ici d’une féerie que j’ai vue enfant dans un théâtre étranger. Ou que je crois d’avoir vue. Dans le palais de l’Enchanteur, les meubles parlaient, chantaient, prenaient à l’action une part poétique et narquoise. Une porte qui s’ouvrait sonnait une grêle ou pompeuse fanfare. On ne s’asseyait sur un pouf, que le pouf accablé ne gémît quelque politesse. Chaque chose effleurée exhalait une mélodie.
J’espère bien que nous n’allons point à cet excès de sonore magie. Déjà l’on ne peut plus manger ni boire dans un café sans être troublés de concerts. Mais il sera merveilleusement doux de pouvoir changer à son gré une heure vide, une éternelle soirée, un dimanche infini, en prestiges, en tendresses, en mouvements spirituels.
Il est de maussades journées ; il est des personnes fort seules, et il n’en manque point que l’âge ou l’infirmité enferment avec elles-mêmes qu’elles ne connaissent que trop. Ces vaines et tristes durées, et ces êtres voués aux bâillements et aux mornes pensées, les voici maintenant en possession d’orner ou de passionner leur vacance.
Tels sont les premiers fruits que nous propose l’intimité nouvelle de la Musique avec la Physique, dont l’alliance immémoriale nous avait déjà tant donné. On en verra bien d’autres.

« La conquête de l’ubiquité » (1928), in Œuvres, tome II, Pièces sur l’art, Nrf, Gallimard, Bibl. de la Pléiade, 1960, 1726 pages, pp. 1283-1287. Paru dans De la musique avant toute chose, éditions du Tambourinaire, 1928.

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11 08 09

Hugo award winners

hugo_logo

Chaque année, les Hugo Awards récompensent les meilleures productions littéraires SF de l’an écoulé. Cette année, le choix était plus que difficile dans la catégorie Best Novel, avec les derniers Gaiman, Doctorow et Stephenson entre autres, et c’est The Graveyard Book de Neil Gaiman qui a finalement remporté la majorité des votes du jury. Tout à fait mérité, mais je manque d’objectivité.

Pour le reste des résultats, rendez-vous ici.

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06 08 09

Les perles de Pros

perles
Parce que dans tout travail on a parfois des surprises avec ses clients, des aventures bancales, des crises de rire, de nerfs, de foi, l’ami Joël a concocté un petit site participatif où il fait bon flâner pour se sentir moins seul face à ses clients. C’est drôle,  c’est frais, parfois désolant mais toujours vrai.

Les Perles de Pros

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06 08 09

Harry Patch (In memory of)

harry_patch
Harry Patch était le dernier survivant Britanique de la Première Guerre Mondiale à avoir combattu dans les tranchées. Il est décédé le 25 Juillet dernier à l’âge de 111 ans. C’est à l’occasion de ses 100 bougies qu’il avait décidé de parler de son expérience, et notamment de violemment critiquer la guerre.
Thom Yorke et ses comparses, très touchés par le personnage et ses propos, ont en son hommage composé une chanson disponible à la vente sur leur site, les revenus étant intégralement reversés à la Royal British Legion (association venant en aide aux vétérans de sa Majesté), ou en streaming sur le site de la BBC.

Si ce n’est pas leur meilleur titre loin de là (et ça me coûte de le dire, mince fallait pas enregistrer un live dans une abbaye !), l’initiative, l’engagement et les convistions sont à apprécier.

I am the only one that got through
The others died where ever they fell
It was an ambush
They came up from all sides
Give your leaders each a gun and then let them fight it out themselves
I’ve seen devils coming up from the ground
I’ve seen hell upon this earth
The next will be chemical but they will never learn

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22 04 09

Culture gratuite

Excellente nouvelle dans le monde de la Culture après les heures sombres d’Hadopi (et c’est malheureusement pas fini) avec l’ouverture de la Bibliothèque Numérique Mondiale. Ce projet de l’UNESCO vise à proposer gratuitement à toutes et tous des documents audios, graphiques, littéraires, vidéos, par l’intérmédiaire d’une bibliothèque gratuite en ligne. Un véritable accès universel au savoir et au patrimoine culturel de l’humanité. Si l’on ne trouve pour l’instant que 1170 objts référencés, des milliers d’autres viendront compléter l’édifice, et ce en provenance d’instituts culturels et de bibliothèques du monde entier.

bnm

Techniquement, les choses sont très bien faites aussi, avec une ergonomie très bien pensée (bien que le graphisme ne casse pas des briques) et intelligente (une recherche géographique et chronologique gràce une glissière sur une frise chronologique qui modifie les objets accessibles sur une carte du monde), et une accessibilité en 7 langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe).

A noter que des projets relativement proches existent déjà, comme Europeana ou Google Books.

A vos bookmarks !

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22 04 09

Jaydiohead

jaydiohead

Découvrte du matin, un mash-up étrange entre Jay-Z et Radiohead.
J’aime beaucoup Radiohead (bon ok, c’est un euphémisme)  et je ne suis pas plus que ça porté sur le Hop-hip (au grand regret de certains, enfin surtout un), et je ne suis pas fan du concept du détournement (j’aime le concept d’Originalité), mais je dois dire que Minty Fresh Beats (Max Tannone) a fait un travail tout à fait intéressant. Je ne dirais pas que cela gâche la musique de RH ou améliore la musicalité du rappeur, mais le résultat réussit à avoir une certaine légitimité, comme si le groupe anglais avait invité le rappeur américain lors d’une jam session.

Et un très bon point pour Max Tannone qui diffuse sa création gratuitement (et paff Albanel).

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